31 janvier 2015

Leçon de style...!

ines-de-la-fressange

“Je vois toujours le verre à moitié vide et j'en conclus avec joie que c'est donc moi qui ai bu l’autre moitié”... Inès de la Fressange

En mer...!


Toine Heijmans, En mer (Prix Médicis 2013)

Las du quotidien de sa vie de bureau, Donald décide de partir naviguer seul pendant trois mois en mer du Nord. Maria, sa fille de sept ans, le rejoint pour la dernière étape qui doit les ramener du Danemark aux Pays-Bas, où ils retrouveront sa femme. Mer étale, complicité entre le père et la fille: la traversée s’annonce idyllique. Mais rapidement, les nuages noirs se profilent à l’horizon, et Donald semble de plus en plus tourmenté. Jusqu’ à cette nuit cauchemardesque où Maria disparaît du bateau alors que la tempête éclate...


Extrait: On dirait que les nuages sont accrochés à du fil de pêche : des ovales flottants, énormes. Il va pleuvoir. C'est ce qu'ils disent. Et avec la pluie vient le vent, en violentes bourrasques. Tout ça est à la fois prévisible et imprévisible.
Il faut d'abord que j'amène les voiles, question de sécurité. Le vent va les déchirer. Ensuite, il faut que je me préoccupe de l'orage tapi dans les nuages. Je l'entends gronder, au loin. Bientôt les éclairs vont tomber, en longues torsades, à la recherche d'un endroit où frapper. Dans les ports où j'ai mouillé, j'en ai entendu, des histoires de voiliers frappés par la foudre. Ils se fendent par le milieu. Prennent feu. La foudre touche le sommet du mât et une milliseconde plus tard la coque et tout, absolument tout à bord est détruit. Je ne connais personne qui ait vraiment été frappé par la foudre. Pourquoi mon bateau intéresserait-il les éclairs ? Il est trop petit. Une goutte dans la mer. Ça n'a aucun sens de frapper mon bateau. Mon bateau n'a aucune importance.
Ma lecture de la semaine

30 janvier 2015

Station Jaurès...



 Le Temps nous égare. Le Temps nous étreint. 
Le Temps nous est gare. Le Temps nous est train. 
Jacques PRÉVERT 

25 janvier 2015

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Le fleuve dans son œil droit
Dans son œil gauche
Il voit un cavalier.
Peintures : MICHELE MIKESELL

24 janvier 2015

En vitrine…!

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Les genêts de Saint-Antonin...

Au cœur de la garrigue, la découverte d'un carnet oublié va bouleverser les vies d'une famille...

Blanche Bruguière, 24 ans, cultivatrice de plantes aromatiques et médicinales, vit dans son village de Saint-Antonin au sud de la France. Grâce à la découverte d'un carnet oublié dans la garrigue, elle va entamer involontairement un jeu de piste qui révèlera des secrets bien cachés et des personnages attachants : son grand-père Marcel, ses nombreux amis parmi lesquels une flamboyante aide-soignante, une artiste potière, et enfin Marceau, le violoniste...

Extrait: Blanche quitta son fauteuil en osier et mit un peu d’ordre dans sa maison. Il était bon de marcher pieds nus sur des dalles de pierre claire. Après avoir ciré la vieille table de chêne, la jeune fille rangeai les étagères de sa bibliothèque. De la fenêtre, elle apercevait Pastis qui bondissait, essayant d’attraper une sauterelle verte. Malgré sa vivacité, il ne réussit pas à atteindre l’insecte, réfugié dans le pommeau du vieil arrosoir. Le chat bredouille s’étala finalement au soleil pour se remettre de ses ultimes efforts. Blanche descendit dans son petit portager où elle fureta afin d’y cueillir les légumes de la ratatouille,qu’elle allait cuisiner. Toutes ces saveurs entremêlées, mijotées lentement au creux d’une vieille cocote en fonte, c’était une débauche d’amour… !  

Ma lecture de la semaine 

23 janvier 2015

Old is Gold...

“Le temps m’a appris que lorsque l’on ne s’habille pas comme les autres, on est pas obligé de penser comme les autres”. Iris Apfel 93 ans 

17 janvier 2015

Histoire d'un messager Céleste...!

CVT_Le-Ruban_7094Le Ruban - OGAWA Ito
Cela commence comme un conte par une grand-mère, une petite fille et un oiseau. Une grand-mère fantasque et passionnée d’oiseaux trouve un œuf tombé du nid, le met à couver dans son chignon et donne à l’oiseau qui éclot le nom de Ruban. Car cet oiseau, explique-t-elle solennellement à sa petite-fille, est le ruban qui nous relie pour l’éternité.

Un jour, l’oiseau s’envole et pour les personnes qui croisent son chemin, il devient un signe d’espoir, de liberté et de consolation.
Ce roman grave et lumineux, où l’on fait caraméliser des guimauves à la flamme et où l’on meurt aussi, comme les fleurs se fanent, confie donc à un oiseau le soin de tisser le fil de ses histoires. Un messager céleste pour des histoires de profonds chagrins, de belles rencontres, et de bonheurs saisis au vol.

Extraits : "Dis, et si on prenait le thé ? je vais te préparer un bon thé au lait. Regarde, j’ai acheté les choux à la crème que tu aimes.  - Ah, c’est délicieux ! Il n’y a pas à dire, les choux de cette pâtisserie sont de première classe. Les yeux plissés, Fû cachait sa bouche pleine derrière sa main. - La pâte est bien croustillante et l’intérieur rempli de crème jusqu’au fond. C’est rare de trouver des choux à la crème aussi généreux. On croque dedans plein d’espoir, mais en général, ils sont tout mous.

Ma lecture de la semaine

8 janvier 2015

DEBOUT



Mes premières photos de l'année, que j'envisageais autrement...! Les Parisiens sont graves et silencieux...!


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